En bref. Un cold email arrive en boîte de réception quand l'expéditeur est authentifié (SPF, DKIM, DMARC), que ses adresses ont un historique propre, qu'il envoie peu par boîte et que ses destinataires ne se plaignent pas. Pour protéger votre domaine principal, on envoie depuis des domaines dédiés, chauffés deux à trois semaines avant la campagne.
Qu'est-ce que la délivrabilité ?
C'est la capacité d'un mail à arriver dans la boîte de réception, et non dans les spams. Gmail et Microsoft jugent chaque expéditeur sur trois choses : est-il bien identifié, a-t-il un bon historique, ses messages sont-ils désirés ?
Pourquoi utiliser des domaines dédiés ?
Si une campagne se passe mal, c'est la réputation du domaine d'envoi qui baisse. On n'envoie donc jamais depuis le domaine principal de l'entreprise, celui de ses factures et de ses clients. On achète des domaines proches de la marque (par exemple « getmarque.com »), qui redirigent vers le site officiel, et on y crée deux ou trois boîtes mail au nom de vraies personnes de l'équipe.
Que sont SPF, DKIM et DMARC ?
- SPF dit quels serveurs ont le droit d'envoyer pour votre domaine.
- DKIM signe chaque mail pour prouver qu'il n'a pas été modifié.
- DMARC dit quoi faire d'un mail qui échoue aux deux contrôles, et vous envoie des rapports.
Depuis 2024, ces réglages sont obligatoires chez Gmail pour les expéditeurs réguliers (règles de Google), et Microsoft s'est aligné en 2025 (détail ici). Le taux de plaintes doit rester sous 0,3 %, idéalement sous 0,1 %.
Pourquoi chauffer les boîtes ?
Une boîte toute neuve qui envoie 200 mails le premier jour ressemble à un spammeur. La chauffe consiste à commencer par quelques mails par jour, à recevoir des réponses, puis à monter progressivement pendant deux à trois semaines. C'est pour ça qu'une agence sérieuse ne promet pas de rendez-vous la première semaine.
Combien de mails par boîte et par jour ?
Peu. Les praticiens restent en général entre quelques dizaines de mails par boîte et par jour, et augmentent le volume en ajoutant des boîtes et des domaines, jamais en chargeant une seule boîte. Les plafonds techniques des fournisseurs sont bien plus hauts, mais les atteindre est le meilleur moyen de finir en spam.
Qu'est-ce qui dégrade la délivrabilité ?
- Des adresses invalides : on vérifie la liste avant d'envoyer, avec un objectif de moins de 3 % d'erreurs.
- Des plaintes : un message hors sujet pour la personne qui le reçoit.
- Des liens et des images dans le premier mail.
- L'absence de désinscription simple, qui pousse les gens à cliquer sur « spam ».
Ce qu'on ne fait pas
Pas de techniques pour masquer l'expéditeur, tromper les filtres ou envoyer des milliers de mails identiques. Une campagne qui respecte les règles des fournisseurs et les personnes contactées est aussi celle qui obtient des réponses. Le cadre légal est dans Cold email et RGPD en Belgique et en France, et la méthode d'écriture dans Cold email B2B en 2026 : ce qui marche encore.
Questions fréquentes
Pourquoi mes cold emails arrivent-ils en spam ?
Le plus souvent : authentification manquante (SPF, DKIM, DMARC), boîtes trop neuves ou trop chargées, adresses invalides ou plaintes des destinataires.
Faut-il envoyer depuis son domaine principal ?
Non : on utilise des domaines dédiés proches de la marque pour protéger la réputation du domaine principal.
Combien de temps dure la chauffe d'une boîte mail ?
En général deux à trois semaines, en commençant par quelques mails par jour.
Quel taux de plaintes est accepté par Gmail ?
Google demande de rester sous 0,3 % de plaintes, et recommande de viser moins de 0,1 %.
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